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Carton rouge
Le monde du sport et du football en particulier ne cesse d’être victime de ses « fans ». Petit tour d’horizon des différents incidents dénombrés au bord des stades ces dernières semaines.
Le foot roumain en arrêt.
Le Championnat de Roumanie de football s’est réveillé en état de choc au lendemain du derby bucarestois Rapid-Steaua marqué par des jets de projectiles depuis les tribunes, à l'origine de l'arrêt du match à la 73e minute, puis d'actes de hooliganisme. "Apocalypse. Le football sur le terrain a été effacé par la violence dans les tribunes", titrait en Une le quotidien sportif Gazeta Sporturilor alors que Evenimentul Zilei regrettait que "le derby ait été remporté par les hooligans", soulignant que l'issue du match constitue une première pour le football roumain. Les images des télévisions ont montré que l'arbitre avait été frappé à la tête par un projectile lancé des tribunes puis qu'un autre objet avait atterri sur le terrain quelques minutes plus tard, entraînant la fin prématurée du derby. Cet incident a relancé les débats sur la violence dans les stades, problème récurrent dans ce pays, alors qu'une loi visant à l'enrayer a été adoptée en janvier, prévoyant notamment des interdictions de stade et des peines de prison allant jusqu'à deux ans pour les supporteurs violents.
La Gambardella ne fait pas exception.
La commission de discipline de la Fédération française de football a suspendu de terrain pour trois matches le FC Santes à cause d'insultes racistes proférées par des supporters lors d'un match face à Strasbourg-Neuhof. La commission a toutefois confirmé la victoire (2-0) du club nordiste lors de ce seizième de finale de Coupe Gambardella disputé le 2 mars. Le club s'est vu en outre infliger une amende de 500 euros. "Si c’est ça le tarif, ce n’est pas comme cela que nous allons gagner la guerre contre le racisme", a souligné M. Schneider le président de la Ligue d'Alsace qui persiste sur ses accusations et critique le maire de Santes ainsi que son homologue de la Ligue du Nord-Pas-de-Calais qui ne reconnaissent pas les faits.
L’indépendance du Kosovo provoque des polémiques.
Le Kosovo, province du sud de la Serbie dont la population albanaise est très largement majoritaire, a proclamé unilatéralement son indépendance le 17 février. Pourtant, certains sportifs ne l’entendent pas ainsi et le font savoir.
Ainsi, le nageur serbe Milorad Cavic, a arboré sur le podium du 50 m papillon un tee-shirt où était inscrit "le Kosovo est serbe". Il a été suspendu de toute participation aux Championnats d'Europe à Eindhoven. "Une grande injustice a été commise envers Cavic qui est un excellent athlète et un homme remarquable qui a représenté la Serbie de la meilleure manière à toutes les compétitions", a estimé le président serbe Boris Tadic dans un communiqué.
Une banderole sur laquelle était inscrit en anglais "Le Kosovo est la Serbie" a été retirée à la demande des organisateurs du tournoi d'Indian Wells (Californie) entre les finales dames et messieurs. Cette banderole, noire aux lettres blanches, avait été installée au milieu d'une cinquantaine de supporters serbes pendant la finale dames que disputait leur compatriote Ana Ivanovic. Et elle a disparu lors de la finale messieurs, que jouait un autre Serbe Novak Djokovic. Ivanovic, 20 ans, s'est publiquement "excusée" pour leur attitude lors de son discours d'après-match, suivant sa victoire. Plus tard, Djokovic, 20 ans également, a redonné à jouer un point alors que son adversaire, l'Américain Mardy Fish, avait été gêné par les cris après avoir manqué sa première balle de service.
Des entraîneurs pédophiles ?
Deux entraîneurs de la Fédération française de tennis de table (FFTT) et deux de leurs amis, soupçonnés d'avoir violé plusieurs de leurs élèves mineurs, sont jugés par la cour d'assises de Paris.
Les faits remontent à 1997 et 1998 à Paris et dans la région parisienne. Selon l'accusation, les deux hommes, Pascal Favier et Denis Page, ont alors violé certains de leurs élèves, des garçons âgés de 11 à 16 ans, en échange parfois de certaines récompenses sportives dans le milieu du ping-pong. Le procès s'achèvera, au plus tard, le 31 mars.
Un président de fédération condamné en Indonésie.
Le ministre des Sports indonésien, Adhyaksa Daud, a menacé de poursuivre la fédération de football si ses responsables ne remplaçaient pas leur président condamné pour des détournements de fonds. Cette demande pour le moins légitime est en accord avec la Fédération internationale de football (Fifa) qui avait exigé en octobre 2007 le remplacement du président de l'Association indonésienne de football (PSSI), Nurdin Halid, condamné à deux ans de prison pour avoir détourné 18 millions de dollars (11,40 millions d'euros) alors qu'il travaillait pour l'Agence nationale de logistique. L'Indonésie est un pays régulièrement épinglé par des instituts indépendants comme l'un des plus corrompus du monde et les scandales n'épargnent pas les institutions sportives…
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